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Selon une étude menée par le Pew Research Center aux USA sur 2500 utilisateurs de Twitter, 83% pensent utiliser un compte privé en utilisant un compte public.
Lorsque vous créez un compte sur Twitter, tous vos messages sont publics. Pour disposer d’un compte privé sur Twitter, il faudra vous rendre dans les paramètres de confidentialité de l’application, puis dans la rubrique confidentialité et sécurité, dans le menu « audience et identification » puis enfin cocher la case « protégez vos tweets ».
Cette fonctionnalité est assez peu utilisée sur Twitter, car la plupart des utilisateurs font le choix de rester sur des comptes publics, pour être lu et atteindre le public le plus large possible.
Souvent, cette fonctionnalité sert aux victimes de harcèlement à se protéger des personnes cherchant à leur nuire, par exemple en cherchant à ressortir un vieux message polémique pour attiser la haine.
Ce qui parait étonnant dans le résultat de cette étude, c’est l’ampleur de l’incompréhension des utilisateurs de Twitter sur le fonctionnement de leur plateforme.
4 utilisateurs de Twitter sur 5 seraient, selon cette étude, incapables de faire la différence entre un compte privé et un compte public.
Prenons ces chiffres avec prudence parce qu’il ne s’agit que d’une seule étude, mais si ce chiffre se confirme par la suite, peut-être faudra-t-il insister sur la responsabilité des réseaux sociaux à informer leurs utilisateurs sur ce qu’ils postent publiquement ou non.
Sur internet, c’est une différence fondamentale à faire. Les lois qui s’appliquent dans les espaces publics et les espaces privés ne sont pas les mêmes.
Par exemple, insulter publiquement quelqu’un sur internet est un délit passible de 75 000€ d’amende, alors qu’insulter quelqu’un dans une conversation privée est passible d’une contravention de 750€.
Mais s’il est assez facile de différencier un cadre public d’un cadre privé dans la vraie vie, par exemple entre la place d’un village et votre salon, sur internet beaucoup de personnes ont du mal à faire la différence entre les deux.
Un message posté en public peut être retrouvé par n’importe quelle personne cherchant des informations sur vous via un moteur de recherche.
Nous vous conseillons donc de bien réfléchir la prochaine fois que vous postez quelque chose sur internet.
Posez vous les questions suivantes :
Autant de questions que les générations futures pourront peut-être apprendre à l’école.
Et si les articles les plus mis en avant sur votre moteur de recherche n’étaient pas les plus populaires, mais ceux de meilleure qualité ? C’est l’ambition que se fixe le nouveau moteur de recherche You.com
Bien que les algorithmes des moteurs de recherche soient opaques, nous savons tout de même que plus un article est consulté, plus il a de chances de remonter très haut dans les moteurs de recherche. Cependant, la popularité d’un article n’est pas représentatif de sa qualité. C’est souvent dans cette faille que s’engouffrent de nombreux sites de fausses informations : des titres aguicheurs pour attirer le clic (on parle de pièges à clic ou « clickbait »), afficher un maximum de publicité aux internautes, et gagner un maximum d’argent. Un business rentable, mais parfois dangereux pour la démocratie et la santé publique, comme le montre le succès de certains sites de « ré-information ».
Le problème que You.com prétend résoudre existe, et il pourrait y avoir un public pour ce genre de solution technologique.
Ce moteur de recherche qui prétend respecter votre vie privée n’affiche effectivement pas de publicité, mais ne donne pour l’instant aucune information sur son financement ou sur un possible modèle économique. Fera-t-il le choix de la publicité ? Deviendra-t-il par la suite payant ?
La technologie derrière le moteur de recherche n’est également pas très claire, tout juste le site évoque une intelligence artificielle pour analyser la qualité des articles, sans donner plus d’informations sur la différence entre son algorithme et celui des autres moteurs de recherche.
Si l’ambition du projet You.com semble noble, il faudra probablement attendre d’y voir plus clair sur le fonctionnement de ce moteur de recherche, et pour avoir de meilleurs résultats au fur et à mesure de son développement. En attendant, vous pouvez toujours tester ce moteur de recherche à l’adresse You.com.
Y a-t-il encore de la place pour de nouveaux moteurs de recherche en 2021 ? You.com réussira-t-il s’attaquer aux problèmes qu’il souhaite combattre ? Espérons au moins que cette démarche inspirera d’autres moteurs de recherche. 😉
Longtemps critiquée pour son laxisme en matière de protection des données personnelles, la Chine a décidé de sonner la fin de la récréation en instaurant une nouvelle loi pour protéger la vie privée de ses citoyens. Cette nouvelle loi semble déjà provoquer des effets spectaculaires.
La loi entrée en application ce premier novembre 2021 est très similaire au RGPD. Cependant, pour être adapté au droit chinois, certaines spécificités et applications sont différentes. L’ICANN (la société gérant les noms de domaines sur internet) conseille dans un article de blog aux entreprises exerçant une activité commerciale en Chine à demander des conseils juridiques pour vérifier leur conformité.
Pour bien faire passer le message, les autorités chinoises joignent les actes à la parole. Siècle Digital nous informe que 23 employés de la société Pangqiu ont été interpellé pour « acquisition illégales données de systèmes d’information ». Cette société spécialisée dans le classement d’influenceurs est accusée d’avoir aspirée illégalement des données réseaux sociaux.
Rien ne nous prouve que ces départs sont liés à cette loi, mais les dates coïncident. Fortnite annonce quitter la Chine le 15 novembre sans communication, Yahoo! invoque un contexte trop difficile pour son entreprise.
LinkedIn annonce le départ de son entreprise de Chine, cependant Microsoft (qui a racheté LinkedIn en 2016) compte remplacer LinkedIn par un réseau social similaire spécifiquement conçu pour le marché chinois.
De nombreuses autres applications disparaissent régulièrement de Chine, avec un impact encore difficile à mesurer aujourd’hui.
Cela peut paraître très paradoxal de notre point de vue, car la Chine est surtout connue en France pour ses technologies de crédit social et son extrême intrusion dans la vie privée de ses habitants.
Peut-on à la fois surveiller sa population et vouloir interdire les entreprises de collecter les données personnelles de cette même population ?
Les réseaux sociaux restent une invention récente dans notre histoire. Nous les utilisons depuis moins de 20 ans. Si l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale a toujours été suspecté, que savons-nous du sujet, aujourd’hui en 2021 ? Un article de la World Wide Web Foundation revient sur les connaissances actuelles à ce sujet.
Un de vos proches a-t-il souffert à cause des réseaux ? Pensez à leurs poser la question, beaucoup de personnes le cachent. Pouvons-nous nous permettre de rester passifs devant cette évolution technologique galopante ?
Toutes les études scientifiques vont dans le même sens : les réseaux sociaux ont un impact sur notre santé mentale, spécifiquement celle des adolescents.
Dans The Lancet, une étude menée sur des enfants de 28 pays de l’OCDE a identifié les principaux symptômes du mal-être psychique des enfants provoqués par les réseaux sociaux : manque de sommeil, le harcèlement en ligne et la mauvaise image de son corps.
En Angleterre, la plus grande étude à ce sujet menée sur 500 000 enfants place la santé mentale comme la première préoccupation des enfants du pays. 1 enfant sur 5 déclare ne pas se sentir bien psychologiquement. L’étude note également une surreprésentation des filles qui sont plus touchées que les garçons par les problèmes de harcèlement en ligne.
L’article de la World Wide Web Foundation propose ces pistes :
Le doute sur le lien entre les réseaux sociaux et les problèmes de santé mentale n’est plus permis : il s’agit maintenant de résoudre ce problème. C’est aussi notre mission chez Qwice de nous engager dans cette démarche, notre responsabilité collective est d’agir chacun à notre niveau.
Près d‘un internaute sur dix possèderait un faux profil Facebook. Cette pratique bien que théoriquement interdite par les règles du réseau social est difficile à empêcher dans la pratique. De nombreux internautes soucieux de protéger leur vie privée préfèrent donner de fausses informations aux sites sur lesquels ils s’inscrivent.
« Obfuscation » est un mot assez ancien dans la langue française qui désigne l’envoi de fausses informations dans le but d’induire volontairement quelqu’un en erreur. C’est aussi un synonyme de brouillage ou d’obscurcissement.
Autrefois fréquent pour brouiller les ondes radio, c’est aujourd’hui sur le numérique que l’obfuscation est principalement utilisée par les internautes, de manière plus ou moins consciente, pour protéger leur vie privée.
Donner un faux nom et un faux prénom, une fausse adresse email, une fausse adresse, un faux emploi… Ce sont des pratiques courantes auxquelles vous ou vos amis avez peut-être déjà été confronté.
Les résultats sont mitigés. Les plateformes risquent de considérer les comptes pratiquant l’obfuscation comme des bots, et simplement ne plus les mettre en avant. Cependant, si vous n’avez pas l’intention de faire le buzz sur les plateformes, mais de les utiliser de manière sporadique pour des utilisations spécifiques, cette technique peut être intéressante.
L’obfuscation est également un problème pour les plateformes dans le sens où elle baisse la qualité des données personnelles collectées. Et donc fait perdre de l’argent aux plateformes qui toucheront moins d’argent de la part des annonceurs. C’est pour cette raison que la plupart des plateformes prennent des mesures contre ces utilisations frauduleuses, pouvant parfois aller jusqu’à demander la carte d’identité des utilisateurs pour leur justifier leurs vrais noms.
L’obfuscation peut être une technique intéressante pour protéger sa vie privée mais son impact reste faible et limité. Souvent surnommée « l’arme du faible », cette pratique à la portée de tous n’est pas le meilleur stratagème. Cependant, elle est suffisamment utilisée pour gêner les entreprises qui revendent des données personnelles.
Pour en savoir plus sur le sujet, reportez-vous au livre Obfuscation de Finn Brunton & Helen Nissenbaum chez C&F éditions.
Connue par tous les internautes pour son service de paiement en ligne, l’entreprise PayPal cherche à créer son réseau social. L’objectif affiché est de créer un écosystème dans lequel les utilisateurs pourraient s’échanger de l’argent via PayPal, sans devoir changer d’application.
Ce modèle connait déjà un grand succès en Chine avec l’application WeChat. Cette application unique est très utilisée embarque à la fois un réseau social, une messagerie et un système de paiement. Son aspect hyper centralisé en fait une application indispensable pour un grand nombre d’entreprises et d’utilisateurs. Cela pose d’autres problèmes autour du respect de la vie privée et du trop grand monopole d’une seule application.
L’article de Siècle Digital nous explique que cette piste est sérieusement envisagée. PayPal profite d’une excellente santé financière, tandis que Pinterest se trouve dans une situation compliquée. Le réseau social Pinterest aurait du mal à garder ses utilisateurs actifs sur sa plateforme, malgré une hausse temporaire pendant la pandémie de Covid-19.
Ce type de mouvement est cependant risqué. Par exemple, l’opérateur téléphonique américain Verizon, connu pour avoir racheté Yahoo!, avait également racheté le réseau social Tumblr. Aucun de ces deux rachats ne semble avoir profité aux entreprises qui sont sur le déclin depuis.
La nouvelle a fait du bruit. Facebook recrute 10 000 personnes pour construire un metaverse. Mais c’est quoi un metaverse ? Et à quoi ça sert ? Est-ce que c’est vraiment utile, ou est-ce que ça n’est qu’un gadget ?
Le metaverse est un concept apparu dans la science-fiction sous la plume de l’auteur Neal Town Stephenson. Constitué de « meta » qui veut dire « au delà », et de « verse », contraction de « univers » (universe en anglais), metaverse désigne donc quelque chose qui se situerait « au delà de l’univers« .
Metaverse n’est donc pas un synonyme de réalité virtuelle. C’est une notion difficile à définir, volontairement floue, à travers laquelle n’importe qui peut y projeter ce qu’il veut.
Plusieurs grandes entreprises s’intéressent à ce sujet et souhaitent développer un metaverse, dont :
Chacune d’entre elles a des définitions différentes de ce que devrait être le metaverse et travaille sur des projets différents. Selon le patron d’Epic Games, le metaverse devrait être quelque chose qui ne serait gouverné par aucune entreprise ni aucun état, à la manière du réseau internet.
La première application du metaverse et la plus évidente est le jeu vidéo. En 2021, le marché mondial du jeu vidéo représente 300 milliards de dollars, et il s’agrandit chaque année de plus en plus. Cette application pourrait à elle seule justifier un investissement dans le metaverse, tant le retour financier pourrait être important.
Mais Facebook envisage d’aller plus loin. Son patron Mark Zuckerberg pense que le metaverse pourrait être utilisé lors de réunions pour du télétravail ou pour des événements virtuels. Il justifie cela en citant par exemple la possibilité de disposer d’un nombre infini d’écrans devant soi dans le metaverse pour pouvoir faire circuler un maximum d’informations de manière optimale.
Le projet semble avoir du mal à convaincre le grand public.
Avons-nous réellement envie de passer notre vie dans un univers virtuel ? Quel projet de société trouverons nous derrière la généralisation à outrance de ce genre de technologies ?
Les élections régionales et départementales de 2021 en France ont été marquées, au delà de l’abstention, par un problème de distribution de la propagande électorale. Ces bulletins servent à informer les citoyens du programme politique des candidats. Autrefois distribués par le service public de La Poste, ce service a été confiés à des acteurs privés à la fiabilité imparfaite. Pour remédier à ce problème, certains députés soumettent l’idée d’une procédure numérique.
Le député Jean-Michel Mis propose cette idée en s’appuyant sur le succès des déclarations en ligne des impôts. Les électeur pourraient ainsi recevoir les programmes des candidats aux élections par courrier électronique, sous forme de fichiers à télécharger. Plus écologique, plus économique, cette alternative semble être intéressante sur de nombreux points.
Le député Philippe Gosselin n’est pas opposé à cette idée mais recommande plutôt le recours à un système mixte qui combinerait à la fois le courrier papier et le numérique afin de ne pas discriminer les électeurs plus âgés, ou rencontrant des difficultés avec ces technologies. 17% de la population serait concernée selon l’INSEE, nous rappelle l’article de LCP.
Les élections de 2021 montrent que si le numérique est devenu un outil qu’une grande majorité des français utilisent quotidiennement, les lois, règlementations et dispositifs ne sont pas encore au point. Le flou qui entoure la prise de parole des politiques sur les réseaux sociaux, sur l’égalité ou l’équité du temps de parole, sont des sujets qu’il semble toujours difficile d’adapter dans ce nouveau monde où la communication sur les réseaux sociaux est potentiellement illimitée.
Les programmes des candidats pourraient tout aussi bien être diffusés sur des réseaux sociaux ou des sites web, mais comment dans cette guerre de l’attention permanente s’assurer que les citoyens reçoivent bien les documents qu’ils sont supposés recevoir, surtout s’ils n’ont pas envie de les lire ? Pourra-t-on inscrire l’e-mail qui nous envoie la propagande électorale sur liste noire ? Devra-t-on signer électroniquement la confirmation du reçu des programmes ?
L’avenir nous réserve encore des surprises.
Les réseaux sociaux voient souvent apparaître des défits toujours plus idiots qui se répendent à cause de la viralité de contenus choquants, encouragés par les algorithmes. Tiktok ne fait pas exception à la règle.
Santé Magazine nous apprend la nouvelle pratique « à la mode » sur TikTok qui a déjà fait au moins un mort. Le « Dry scooping ». Cette pratique consiste à boire de la poudre de préparation protéinée sans eau avant de pratiquer un exercice physique. Le danger de cette pratique se situe dans la forte absorption des nutriments non dilués que le corps a du mal à assimiler.
La première chose à faire est de ne pas la liker, commenter ou partager pour ne pas lui donner plus de visibilité. Vous pouvez ensuite, si vous estimez cette vidéo dangereuse, la signaler à la plateforme concernée pour la soumettre à l’examen des modérateurs. Bien qu’il n’existe aucune technique infaillible face à ce genre de contenus, l’essentiel est de ne pas contribuer à leur diffusion et à leur viralité pour ne pas faire d’autres victimes.
Le premier risque et le plus évident pour cet utilisateur est celui de perdre sa santé. Le second est celui de se faire bannir des réseaux sociaux, ce qui rend la volonté de vouloir faire des vues avec ce genre de challenge encore plus stupide. Enfin, si une personne ayant vu cette vidéo à cause de cet utilisateur décide de l’imiter, le posteur original pourrait voir sa responsabilité engagée devant un tribunal.
Il n’y a donc absolument aucune raison logique et défendable pour poster ce genre de contenus dangereux.
On en entend beaucoup parler sur internet. Les données personnelles, ces informations qu’il faut à tout prix protéger contre la menace des géants du web, qui feraient beaucoup d’argent avec. Mais de quoi parle-t-on ?
Cette information concerne une personne précise. Cette donnée peut être un prénom, un nom de famille, une adresse e-mail, un numéro de téléphone, mais aussi l’heure à laquelle vous vous connectez sur votre site internet préféré, le temps que vous avez regardé cette vidéo sur votre smartphone, ou encore la vitesse à laquelle vous vous déplacez, mesurée par le GPS de votre smartphone.
Certaines données sont plus sensibles que d’autres. Les informations concernant les problèmes de santé, les opinions religieuses ou philosophiques, des données sur des prétendues origines raciales ou ethniques, ou encore les données liées à la vie sexuelle ou à l’orientation sexuelle d’une personne.
Il y a beaucoup de cas de figures différents. Un site internet peut par exemple simplement vouloir mesurer le nombre d’utilisateurs sur son site, on parle alors de mesure d’audience. Le site pourra par exemple utiliser cette information pour adapter sa stratégie sur internet afin d’attirer plus de visiteurs. Les données peuvent aussi servir à alimenter des algorithmes de recommandations. Sur des plateformes de films ou de musique en ligne, il peut être intéressant de recevoir des recommandations selons nos goûts. La plupart des réseaux sociaux utilisent également des algoritmes de recommandations alimentés par des données personnelles, ainsi que beaucoup de sites de e-commerce.
Les données personnelles sont également utilisée pour la publicité. Les sites qui vendent de la publicité peuvent gagner beaucoup plus d’argent avec des campagnes ciblées. Une entreprise qui vend des jeux vidéos aura tendance à vouloir afficher ses publicités devant un public qui joue régulièrement aux jeux vidéos, et sera prête à payer plus cher pour ça.
Les données personnelles peuvent également être utilisées pour alimenter les intelligences artificielles. Les assistants vocaux de Google, Apple, Amazon ou Microsoft sont les exemples les plus connus. En enregistrant nos échantillons de voix, ces programmes peuvent apprendre à reconnaître plus facilement ce que les utilisateurs leurs demandent. Ainsi, plus le programme disposera d’une grande base de données, plus il pourra être efficace.
La liste n’est pas exhaustive, chaque personne peut avoir une utilisation différente de ces données.
La collecte des données personnelles peut poser plusieurs problèmes.
Chaque internaute aura une stratégie différente. Certains utiliseront des bloqueurs de publicité, d’autres préfèreront entrer de fausses informations, certains utilisateurs choisiront de boycotter tous les services qui exploitent leurs données personnelles.
La première des choses à faire est probablement de se renseigner pour vous faire votre propre avis. Vous pourrez ensuite trouver sur internet des stratégies pour protéger votre vie privée, et pourquoi pas choisir de supprimer vos comptes sur les sites internet que vous ne souhaitez plus utiliser
Au delà de tous leurs aspects négatifs, les réseaux sociaux sont également des outils qui peuvent nous aider à nous améliorer nous-mêmes. Comment tirer profit de ces nouveaux outils dans notre vie de tous les jours ?
Lorsque vous songez à mettre au point un projet, il peut-être utile de soumettre cette idée aux réseaux sociaux pour obtenir un retour critique. Les réseaux sociaux ont souvent une fonctionnalité « Sondage » permettant aux utilisateurs de poser des questions à d’autres utilisateurs. Dans d’autres cas, certains utilisateurs souhaitant se faire une idée plus précise des avis des gens utilisent l’outil Google Forms. Ces outils ne sont pas parfaits mais ils peuvent déjà vous permettre d’avoir une première vision de ce que pensent les gens autour de vous.
Les réactions sur les réseaux sociaux peuvent au premier abord être violentes. Cependant, avec le temps, vous arriverez à reconnaître les critiques constructives des attaques gratuites, et vous pourrez réussir à construire un cercle d’amis et de connaissances avec lesquelles il est agréable de discuter. Pour cette raison, nous vous recommandons dans la mesure du possible pour pouvoir discuter dans des conditions sereines de ne pas laisser tous vos posts en « public » mais de restreindre leur publication à vos « followers » sur Twitter ou « Amis » sur Facebook. Pouvoir contrôler le cercle de connaissances autour de vous vous permettra de gagner en confiance, et d’affiner votre réflexion et vos échanges. Ne vous acharnez pas à débattre dans des discussions interminables pour tenter d’avoir le dernier mot ou de convaincre des inconnus qui parfois ne cherchent qu’à vous troller ou vous provoquer.
Avec le temps passant, tous les internautes apprennent à améliorer leur usage d’internet. Nous avons tous été à nos premiers pas sur internet cet adolescent « kikoolol » qui répondait avec des smileys moches, ou ce papi râleur qui écrit en majuscule sur les sites d’information pour exprimer son mécontentement. Tous les internautes évoluent et apprennent en permanence, de même que les technologies continuent d’évoluer et de proposer de nouvelles fonctionnalités.
Les réseaux sociaux peuvent être de formidables outils lorsqu’ils sont bien maîtrisés. C’est pourquoi nous croyons chez Qwice au potentiel de ces technologies et que nous cherchons à reconstruire un nouveau type de réseau social centré tout d’abord sur leurs qualités et leurs avantages.
Internet est aujourd’hui utilisé comme une arme d’influence par beaucoup pays. Chine, Qatar, Russie, tous ont à leur disposition leurs médias et leur communicants et tentent d’influencer l’opinion publique étrangère en leur faveur. Comment analyser ce phénomène ? Peut-on s’en protéger ?
Si internet a joué un rôle clé dans l’influence du soft power des pays étrangers, il n’en est évidemment pas la cause. Des tentatives d’influence ont toujours existé, par la diffusion de livres, de journaux, ou encore par le cinéma ou la musique. On parlait souvent de propagande, au sein de laquelle l’intention politique de l’auteur était plus ou moins clairement affichée. Comme on a pu le voir lors de la seconde guerre mondiale et la guerre froide, les journaux de l’URSS ou les films américains ont par exemple affiné leurs techniques d’influence et de propagande. Actuellement, internet est surtout utilisé en ce sens car c’est l’endroit où la diffusion de l’information est la plus rapide et où son contrôle est le plus difficile
Une information peut-elle être neutre politiquement ? Peut-être. Cependant, il y a un large consensus sur le fait que mettre en avant certaines informations plutôt que d’autres peut permettre d’influencer l’opinion. C’est pourquoi la loi française différencie sur internet le statut d’hébergeur et le statut d’éditeur.
Un hébergeur sur internet n’a pas le droit de mettre en avant certaines données plutôt que d’autres. Il doit être neutre. (exemples : OVH, Dropbox, WeTransfer, et tous les services de stockage en ligne)
Dès qu’un service sur internet met en avant certains contenus plutôt que d’autres, même s’il héberge des contenus, il n’est juridiquement pas considéré comme un hébergeur mais comme un éditeur. Sa responsabilité juridique peut alors être engagée sur sa ligne éditoriale (exemples : YouTube, Facebook, Twitter, Spotify, Deezer, AlloCiné, JeuxVideo.com, Madmoizelle…).
Cette différence est d’ailleurs au cœur de beaucoup de polémiques concernant les algorithmes opaques des grandes plateformes utilisés pour mettre en avant certains contenus plutôt que d’autres.
Il sera donc difficile de demander à un média d’être totalement objectif. Si nous prenons par exemple le journal télévisé du soir, il n’aura pas le temps de traiter tous les sujets. La rédaction devra donc faire un choix entre les sujets qu’elle pourra traiter et celles qu’elle ne peut pas traiter. Ce choix est obligatoirement arbitraire, et sera fait en fonction de critères subjectifs. Que ce soit pour un journal télévisé ou pour un site d’information.
Pour prendre un exemple français, il est souvent reproché aux médias français de ne pas assez parler du cas de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks. Certains internautes estiment que ce sujet est d’une importance primordiale et devrait être mis beaucoup plus en avant. C’est dans cette faille que les puissances étrangères vont se glisser. Vous verrez par exemple beaucoup de sujets sur Julian Assange sur la chaîne de télévision Russia Today qui en profitera pour conquérir un nouveau public.
Cependant, la subjectivité ne doit pas conduire à un rejet des analyses au profit des seuls faits. Un des devoirs fondamentaux des journalistes est de respecter le contradictoire. Ainsi, un journaliste, s’il peut mettre en avant un point de vue plutôt qu’un autre dans un article, est quand même tenu autant que possible de donner la parole à tous les points de vues différents. Notons que certaines personnes refusent parfois d’exprimer leur point de vue et que la contradiction pourra parfois se résumer à : « Contacté, monsieur X n’a pas souhaité répondre à nos questions ».
Il s’agit probablement d’un des enseignements majeurs du mandat de Donald Trump à la tête des USA, de la chaîne d’information Fox News, aux théories du complot QAnon. Se cachant derrière la subjectivité, certaines personnes malhonnêtes en profiteront pour piétiner la contradiction. On retrouvera cette astuce de masquer la contradiction de manière plus ou moins subtile dans les médias dont l’objectif n’est pas d’éclairer le lecteur mais de le perdre dans des conjectures.
Il est important pour se défendre de confronter les faits, les analyses, les opinions, et de les faire évaluer tant par des spécialistes que par la société civile. Le réseau social d’opinion Qwice est conçu dans cette optique. Cliquez ici pour plus d’informations.
L’ONG Respect Zone a sorti récemment une nouvelle étude sur la haine en ligne en partenariat avec l’entreprise Netino by webhelp. L’étude n’observe ni augrmentation ni diminution des discours haineux sur internet. En revanche, elle montre une évolution des sujets sur lesquels les discours se portent.
L’étude a été menée sur 67 751 commentaires Facebook de médias clients de Netino by Webhelp, après la modération automatique de Facebook qui prétend modérer préventivement 97% des commentaires haineux avant le signalement d’un utilisateur.
Selon cette étude les agressions entre internautes représentent la majorité des contenus haineux. En 2020 une nouvelle catégorie de contenu haineux a vu le jour : les insultes et attaques entre les internautes liées à la pandémie de Covid-19. Les internautes s’attaquaient et se dénonçaient entre eux pour des comportements jugés « inciviques ». Cette forme de haine a atteint un pic en Mars représentant 6,78% des commentaires haineux analysés, avant de redescendre progressivement tout au long de l’année. Il s’agit de la période pendant laquelle la France a connu son premier confinement lié au Covid-19.
Les politiques ont moins été la cible des discours de haine pendant l’année 2020. On remarque étrangement que les courbes évoluent en miroir : moins les politiques sont attaqués, plus les internautes s’attaquent entre eux, à une personne « autre », « différente ». C’est une des conclusions qu’on peut tirer de cette étude et qui revient sur tous les graphiques à différentes échelles sur des sujets variés : la haine ne disparaît pas, ne diminue pas, mais se déplace.
La critique qui s’exprimait contre les terroristes et les criminels dans les années précédentes diminue. En revanche, les musulmans et les juifs sont davantage la cible d’attaques qu’auparavant. Il semble y avoir ici également un glissement de la haine d’un sujet vers un autre qui pourrait être interprété comme un amalgame de la part des internautes.
La part de l’homophobie dans les discours de haine a diminué au cours de l’année 2020 pour atteindre 0% de l’échantillon des commentaires analysé par l’étude du mois de juillet au mois de décembre 2020. Cependant la courbe de la baisse des discours homophobes fait ressortir en miroir la hausse des attaques contre les personnes transsexuelles. Corrélation ou causalité ? Difficile encore une fois d’apporter des conclusions formelles, mais une tendance semble se dessiner.
L’étude remarque également des attaques régulières contre les personnes rousses et les personnes obèses.
Cette étude est à prendre avec des pincettes car elle ne permet pas de tirer de grandes conclusion. En revanche le tri des données et le travail effectué pour classer ces 67 751 commentaires haineux dessine des tendances qui mériteraient que l’on s’y attarde un peu plus. Nous vous invitons à lire l’étude sur le site de Netino, et espérons que d’autres études viendront confirmer ou infirmer ces résultats. Plus nous aurons de travaux et de données sur ce sujet, plus nous pourrons collectivement lutter efficacement contre la propagation des discours haineux.
Le navigateur web Brave a annoncé l’arrivée d’un nouveau service de visioconférence gratuit et directement intégré à son navigateur. Comment est-ce possible ? Peut-on faire confiance à cet outil ?
La nouvelle a été publiée sur un billet de blog par la société qui développe le navigateur Brave. Le navigateur Brave est un navigateur relativement récent lancé en 2016 par Brendan Eich, ancien PDG de la Mozilla Corporation. Ce navigateur est notemment connu pour son système de bloqueur de publicités intégré, ainsi que par son système de publicité maison qui rémunère l’internaute pour visionner de la publicité non ciblée. L’internaute gagne alors une cryptomonnaie nommée BAT (Basic Attention Token) qu’il peut redistribuer aux créateurs de contenus web inscrits sur Brave.
Brave Talk sera donc un service de visioconférence gratuit, Open Source et respectueux de votre vie privée. L’application sera disponible en un clic depuis votre navigateur, ou depuis l’adresse https://talk.brave.com/
Construire un service de visioconférence ça coûte de l’argent pour payer le matériel et les développeurs. Certaines personnes seront sceptiques sur la possibilité de fournir un outil gratuit, open source et respectueux de la vie privée. Car comme le rappelle souvent le proverbe sur internet, « Si c’est gratuit, c’est toi le produit ».
Ici Brave s’appuie simplement sur une technologie déjà existante : le logiciel de visioconférence Jitsi. Il s’agit d’un logiciel plus ancien dont la première version date de 2003, et qui est régulièrement utilisé par beaucoup d’entreprises ou d’associations. Vous avez par exemple déjà utilisé Jitsi si vous avez utilisé le service Framatalk qui était proposé par l’association Framasoft ou par une des autres associations membre du collectif des CHATONS.
Pas tout à fait. Brave a quand même pensé à commercialiser une version premium de Brave Talk. La version gratuite de Brave Talk ne propose que des appels entre deux personnes. La version payante à 7 dollars par mois vous permet d’accéder à des appels à trois personnes ou plus, d’enregistrer vos appels, et d’activer des fonctionnalités telles que pouvoir « muter » des intervenants, ou protéger vos conversations par mot de passe. La version gratuite de Brave Talk est donc surtout un produit d’appel pour vous inciter à prendre la version payante.
Brave Talk sera peut-être un service intéressant à l’avenir. Nous vous invitons à le tester, et à le comparer avec les outils Jitsi proposés par les CHATONS avec un modèle économique basé sur le bénévolat et les dons. Si vous souhaitez utiliser Jitsi pour votre entreprise, la meilleure chose à faire est peut-être d’installer votre propre serveur Jitsi.
Pourvu que oui. Plusieurs solutions sont envisageables à plusieurs niveaux. Le choix de Qwice est de créer un réseau social conçu nativement pour lutter contre ce genres de dérives. La justice avance lentement mais sûrement, de nouvelles lois sont crées régulièrement, des associations apparaissent et s’organisent.
N’oublions pas que le web n’a que 31 ans, et que l’apparition des grands réseaux sociaux tels que Facebook et YouTube ne remonte qu’à moins de vingt ans. Cela paraît long en temps sur internet, mais à l’échelle de l’histoire tout ça est encore très récent. Essayez d’imaginer à quoi ressembleront les réseaux sociaux dans cinquante ans… Rien n’est encore joué.
Les fake news sont de plus en plus répendues sur la toile. Comment réagir devant une fausse information pour empêcher sa propagation ? Quels sont les bons réflexes à adopter ? Faisons le tour des bonnes pratiques.
Si une information vous paraît suspecte, le premier bon réflexe est de ne pas la diffuser. Ne pas la partager à vos amis, ne pas la commenter, ne pas la liker ou y réagir.
Les fakes news profitent des algoritmes sur les réseaux sociaux. Si vous commentez ou likez une fake news, l’algorithme du réseau social va comprendre que cette information vous intéresse, et va donc vous la mettre en avant à vous ainsi qu’à vos amis.
Tous les réseaux sociaux aujourd’hui disposent d’un système de signalement interne. Les symboles les plus utilisés pour y accéder sont souvent un menu à trois points, un panneau « attention » triangulaire ⚠️ ou un drapeau. 🚩
Voici quelques exemples :
Certains journaux mettent à votre disposition des services de fact-checking.
C’est le cas par exemple de Check News de Libération.
Posez votre question aux journalistes qui publieront peut-être un article s’ils estiment que l’information est importante.
Dans le doute, la meilleure réaction face à une fausse information est de ne pas y réagir et de ne pas la partager. Vous pouvez ensuite essayer de la signaler au réseau social concerné.
Plusieurs articles de presse rapportent que des élèves nés en 2010 seraient victimes d’une campagne de harcèlement. D’où est né ce phénomène et peut-on l’expliquer ?
La plupart des articles de presse comme celui de France Info parlent d’un mouvement né sur le jeu vidéo Fortnite. Cette tendance se serait ensuite développée sur le réseau social TikTok.
Une chanson serait également beaucoup la cible de ces critiques, Pop-It Mania, une chanson qui parle du jeu à la mode parmi cette génération et qui revendique être « les queens de 2010 ».
Sur les réseaux sociaux, beaucoup de professionnels de l’éduction rappellent les numéros à contacter :
Le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer a lui aussi relayé ses numéros lors d’un tweet de soutien avec le hashtag #BienvenueAux2010.
D’autres internautes et sites d’actualités recommandent d’activer des logiciels de protection familiale, tout en reconnaissant que cette protection n’est pas parfaite et ne peut pas être suffisante pour résoudre le problème.
Face au harcèlement, ne restez pas seul. Les parents sont invités à parler de ce problème avec leurs enfants. Les enseignants sont appelés à renforcer leur vigilance pour essayer de détecter des signes inhabituels chez les élèves. Dans tous les cas, la communication, le dialogue, sont les pistes à privilégier dans un premier temps pour tenter de résoudre les problèmes.
L’association e-enfance met à disposition sur son site un kit de communication pour la prévention du cyberharcèlement et pour le numéro de téléphone 3018 contenant des bannières pour le web, ainsi que des vidéos à diffuser et réutiliser.
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