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Le blog de Qwice

Une fonctionnalité de Telegram détournée par les dealers de drogue et des arnaqueurs

Comme le rapporte le site Numerama, la messagerie russe Telegram qui s’est fait connaître pour son respect des données personnelles et la possibilité de tenir des conversations secrètes est actuellement détournée par des dealers de drogue.

La fonction détournée est une fonction du nom de « à proximité » qui vous permet d’entrer en contact avec des personnes utilisant cette même fonction autour de vous, sans divulguer aucune information personnelle, ni nom ni numéro de téléphone.

Telegram justifie l’ajout de cette fonction dans le cas d’une personne qui aurait par exemple « perdu ses cartes de visites à la plage ». Cette fonctionnalité étant supposée servir de carte de visite.

Concrètement, aujourd’hui, il semblerait que cette fonctionnalité soit largement plutôt utilisée pour les échanges de drogues, les arnaques.

Voilà qui pose question sur la responsabilité juridique de l’entreprise qui met à disposition cet outil et son absence de modération.

Par défaut cette fonctionnalité est désactivée par Telegram. Cependant si vous l’avez activée par erreur, vous pouvez la désactiver en décochant la case dédiée dans les paramètres de l’application.

Fuites de Facebook : Mark Zuckerberg aurait un compte sur Signal, le concurrent de sa propre application WhatsApp

Lors de la grande fuite de donnée personnelles chez Facebook révélée par le chercheur en cybersécurité Alon Gal, un autre chercheur du nom de Dave Walker s’est aperçu que le numéro de Mark Zuckerberg figurant dans les données était également associé à un compte Signal.

L’existence de ce compte ne prouve cependant pas que Mark Zuckerberg est un utilisateur actif de Signal, peut-être le fondateur de Facebook a-t-il tout simplement cherché à se renseigner sur son concurrent.

C’est une très mauvaise publicité pour cette entreprise qui en plus de cette récente fuite de données de 533 millions de numéros de téléphones, dont près de 20 millions de numéros d’utilisateurs français, revient régulièrement au cœur de l’actualité pour sa gestion des données personnelles.

La messagerie WhatsApp, qui offrait prétendument un chiffrement de bout en bout ultra-sécurisé, avait fait scandale lorsque des journalistes s’étaient rendu compte que ces conversations pouvaient être accessibles en quelques clics par n’importe qui.

Si vous tenez absolument à utiliser WhatsApp, nous vous conseillons de veiller à configurer correctement votre compte .

Si vous pensez que vous pouvez vous passer de cette application, nous vous encourageons donc à faire comme Mark Zuckerberg et à tester Signal ou une application alternative.

Pour savoir si votre numéro de téléphone a fuité dans cet incident, nous vous conseillons de le vérifier sur le site HaveIBeenPwned.com qui dispose d’une excellente réputation et qui a été mis à jour avec cette nouvelle base de données.

Création d’un certificat anti fake-news pour les comptes parlant de santé

Pour lutter contre la propagation de fausses informations en ligne dans le domaine de la santé, deux médecins docteurs en chirurgie dentaire se sont lancés dans la création d’un label certifiant les sources d’informations jugées de qualité.

L’initiative s’appelle AVASN (Agence de Veille et d’Actions Sanitaires Numériques) et tente de répondre à la problématique de la désinformation en ligne, qui touche particulièrement le corps médical : combien de patients réclament des traitements spécifiques à leurs professionnels de santé après en avoir entendu parler sur Internet…

Logo Avasn

L’agence compte aujourd’hui plus de 100 comptes certifiés, et assure une présence sur Facebook et Instagram.

La co-fondatrice Inès Meisels présente sur les réseaux sociaux comme YouTube sous le pseudonyme de Dr.M raconte ce qui l’a motivée à créer cette initiative dans le podcast Entretien avec un dentiste.

Voilà une initiative intéressante, à suivre de près !

photo école

La lutte contre le cyberharcelement s’organise à l’école

Un article du journal local « La Montagne » nous raconte les actions de prévention menées au sein des établissements scolaires en Corrèze.

La sensibilisation commence à partir de là classe de sixième, en expliquant aux adolescents leur responsabilité et les risques auxquels ils s’exposent en publiant des messages et des informations en ligne.

Les adultes apprennent quant à eux à reconnaître les signes qui peuvent inquiéter et permettre de détecter une victime de harcèlement : Isolement, tristesse, baisse des résultats scolaires, passages réguliers à l’infirmerie sont des signaux qui peuvent être liés à une situation de harcèlement et doivent alerter les adultes pour repérer les cas et pouvoir trouver des solutions adaptées.

Des « promeneurs du net » (des adultes clairement identifiables) patrouillent sur les réseaux sociaux afin de repérer et de signaler de potentiels cas de harcèlement, pour pouvoir ramener les victimes dans les structures et les accompagner et les soutenir dans la résolution des problèmes.

Nous encourageons ce genre d’initiatives. N’hésitez pas à nous faire connaître vos actions et vos témoignages dans l’espace commentaire.

Empreinte numérique

Les 12 applis utilisant le plus de données personnelles

D’après une étude menée par l’entreprise pCloud et relayée par Statista, les 12 applications utilisant le plus nos données personnelles sont

Infographie des statistiques

Facebook conserve donc sa triste place du moins bon réseau social au niveau du respect de la vie privée de ses utilisateurs. On pourrait presque féliciter Twitter qui réussit sur ce point à être une des applications… les moins mauvaises. Afin de protéger vos données et votre vie privée, pensez à accéder aux paramètres de vos comptes sur les réseaux sociaux et limiter l’accès à l’utilisation de vos données par les sites ainsi que par les applications tierces. Voici une liste de tutoriels pour vous aider :

Cet article est mis à disposition sous licence CC BY-SA 4.0