Blog.Qwice.com – Le blog de Qwice, le réseau social autrement

Logo paypal affiché sur l'écran d'un ordinateur portable

PayPal veut créer son réseau social

Connue par tous les internautes pour son service de paiement en ligne, l’entreprise PayPal cherche à créer son réseau social. L’objectif affiché est de créer un écosystème dans lequel les utilisateurs pourraient s’échanger de l’argent via PayPal, sans devoir changer d’application. 

Sur les traces de WeChat

Ce modèle connait déjà un grand succès en Chine avec l’application WeChat. Cette application unique est très utilisée embarque à la fois un réseau social, une messagerie et un système de paiement. Son aspect hyper centralisé en fait une application indispensable pour un grand nombre d’entreprises et d’utilisateurs. Cela pose d’autres problèmes autour du respect de la vie privée et du trop grand monopole d’une seule application.

Illustration de tee-shirts portant le logo de l'application WeChat

La piste du rachat de Pinterest

L’article de Siècle Digital nous explique que cette piste est sérieusement envisagée. PayPal profite d’une excellente santé financière, tandis que Pinterest se trouve dans une situation compliquée. Le réseau social Pinterest aurait du mal à garder ses utilisateurs actifs sur sa plateforme, malgré une hausse temporaire pendant la pandémie de Covid-19.

Ce type de mouvement est cependant risqué. Par exemple, l’opérateur téléphonique américain Verizon, connu pour avoir racheté Yahoo!, avait également racheté le réseau social Tumblr. Aucun de ces deux rachats ne semble avoir profité aux entreprises qui sont sur le déclin depuis.

Jeune femme portant un masque de réalité virtuelle pour visualiser du code informatique

Metaverse, mais pourquoi faire ?

La nouvelle a fait du bruit. Facebook recrute 10 000 personnes pour construire un metaverse. Mais c’est quoi un metaverse ? Et à quoi ça sert ? Est-ce que c’est vraiment utile, ou est-ce que ça n’est qu’un gadget ?

Le metaverse : définition

Le metaverse est un concept apparu dans la science-fiction sous la plume de l’auteur Neal Town Stephenson. Constitué de « meta » qui veut dire « au delà », et de « verse », contraction de « univers » (universe en anglais), metaverse désigne donc quelque chose qui se situerait « au delà de l’univers« . 

Metaverse n’est donc pas un synonyme de réalité virtuelle. C’est une notion difficile à définir, volontairement floue, à travers laquelle n’importe qui peut y projeter ce qu’il veut.

Qui travaille sur le metaverse ?

Plusieurs grandes entreprises s’intéressent à ce sujet et souhaitent développer un metaverse, dont :

  • Facebook
  • Epic Games (Fortnite)
  • Roblox

Chacune d’entre elles a des définitions différentes de ce que devrait être le metaverse et travaille sur des projets différents. Selon le patron d’Epic Games, le metaverse devrait être quelque chose qui ne serait gouverné par aucune entreprise ni aucun état, à la manière du réseau internet.

Pourquoi faire ?

La première application du metaverse et la plus évidente est le jeu vidéo. En 2021, le marché mondial du jeu vidéo représente 300 milliards de dollars, et il s’agrandit chaque année de plus en plus. Cette application pourrait à elle seule justifier un investissement dans le metaverse, tant le retour financier pourrait être important.

Mais Facebook envisage d’aller plus loin. Son patron Mark Zuckerberg pense que le metaverse pourrait être utilisé lors de réunions pour du télétravail ou pour des événements virtuels. Il justifie cela en citant par exemple la possibilité de disposer d’un nombre infini d’écrans devant soi dans le metaverse pour pouvoir faire circuler un maximum d’informations de manière optimale.

Le projet semble avoir du mal à convaincre le grand public.

Avons-nous réellement envie de passer notre vie dans un univers virtuel ? Quel projet de société trouverons nous derrière la généralisation à outrance de ce genre de technologies ?

Icône d'un fichier pdf

Élections : vers un tract électoral numérique ?

Les élections régionales et départementales de 2021 en France ont été marquées, au delà de l’abstention, par un problème de distribution de la propagande électorale. Ces bulletins  servent à informer les citoyens du programme politique des candidats. Autrefois distribués par le service public de La Poste, ce service a été confiés à des acteurs privés à la fiabilité imparfaite. Pour remédier à ce problème, certains députés soumettent l’idée d’une procédure numérique.

Du courrier papier à l'email

Le député Jean-Michel Mis propose cette idée en s’appuyant sur le succès des déclarations en ligne des impôts. Les électeur pourraient ainsi recevoir les programmes des candidats aux élections par courrier électronique, sous forme de fichiers à télécharger. Plus écologique, plus économique, cette alternative semble être intéressante sur de nombreux points.

Un ordinateur envoyant des milliers de mail

Le problème de l'illectronisme

Le député Philippe Gosselin n’est pas opposé à cette idée mais recommande plutôt le recours à un système mixte qui combinerait à la fois le courrier papier et le numérique afin de ne pas discriminer les électeurs plus âgés, ou rencontrant des difficultés avec ces technologies. 17% de la population serait concernée selon l’INSEE, nous rappelle l’article de LCP.

Politique et numérique : il reste beaucoup à faire

Les élections de 2021 montrent que si le numérique est devenu un outil qu’une grande majorité des français utilisent quotidiennement, les lois, règlementations et dispositifs ne sont pas encore au point. Le flou qui entoure la prise de parole des politiques sur les réseaux sociaux, sur l’égalité ou l’équité du temps de parole, sont des sujets qu’il semble toujours difficile d’adapter dans ce nouveau monde où la communication sur les réseaux sociaux est potentiellement illimitée.

Les programmes des candidats pourraient tout aussi bien être diffusés sur des réseaux sociaux ou des sites web, mais comment dans cette guerre de l’attention permanente s’assurer que les citoyens reçoivent bien les documents qu’ils sont supposés recevoir, surtout s’ils n’ont pas envie de les lire ? Pourra-t-on inscrire l’e-mail qui nous envoie la propagande électorale sur liste noire ? Devra-t-on signer électroniquement la confirmation du reçu des programmes ?

L’avenir nous réserve encore des surprises.

Photographie d'une main tenant un smartphone affichant le logo TikTok

Dry scooping : défi dangereux « à la mode » sur TikTok

Les réseaux sociaux voient souvent apparaître des défits toujours plus idiots qui se répendent à cause de la viralité de contenus choquants, encouragés par les algorithmes. Tiktok ne fait pas exception à la règle.

Santé Magazine nous apprend la nouvelle pratique « à la mode » sur TikTok qui a déjà fait au moins un mort. Le « Dry scooping ». Cette pratique consiste à boire de la poudre de préparation protéinée sans eau avant de pratiquer un exercice physique. Le danger de cette pratique se situe dans la forte absorption des nutriments non dilués que le corps a du mal à assimiler.

Photographie de poudre protéinée verte
Marco Verch - Flickr - Licence CC-BY 2.0

Comment réagir face à une vidéo de ce type ?

La première chose à faire est de ne pas la liker, commenter ou partager pour ne pas lui donner plus de visibilité. Vous pouvez ensuite, si vous estimez cette vidéo dangereuse, la signaler à la plateforme concernée pour la soumettre à l’examen des modérateurs. Bien qu’il n’existe aucune technique infaillible face à ce genre de contenus, l’essentiel est de ne pas contribuer à leur diffusion et à leur viralité pour ne pas faire d’autres victimes.

Que risque un utilisateur publiant une vidéo de ce type ?

Le premier risque et le plus évident pour cet utilisateur est celui de perdre sa santé. Le second est celui de se faire bannir des réseaux sociaux, ce qui rend la volonté de vouloir faire des vues avec ce genre de challenge encore plus stupide. Enfin, si une personne ayant vu cette vidéo à cause de cet utilisateur décide de l’imiter, le posteur original pourrait voir sa responsabilité engagée devant un tribunal.

Il n’y a donc absolument aucune raison logique et défendable pour poster ce genre de contenus dangereux.

Un homme avec un masque manipule des données fictives sur un écran invisible

Que sont les données personnelles ?

On en entend beaucoup parler sur internet. Les données personnelles, ces informations qu’il faut à tout prix protéger contre la menace des géants du web, qui feraient beaucoup d’argent avec. Mais de quoi parle-t-on ?

Une donnée personnelle est une information

Cette information concerne une personne précise. Cette donnée peut être un prénom, un nom de famille, une adresse e-mail, un numéro de téléphone, mais aussi l’heure à laquelle vous vous connectez sur votre site internet préféré, le temps que vous avez regardé cette vidéo sur votre smartphone, ou encore la vitesse à laquelle vous vous déplacez, mesurée par le GPS de votre smartphone. 

Certaines données sont plus sensibles que d’autres. Les informations concernant les problèmes de santé, les opinions religieuses ou philosophiques, des données sur des prétendues origines raciales ou ethniques, ou encore les données liées à la vie sexuelle ou à l’orientation sexuelle d’une personne.

Pourquoi récolter des données personnelles ?

Il y a beaucoup de cas de figures différents. Un site internet peut par exemple simplement vouloir mesurer le nombre d’utilisateurs sur son site, on parle alors de mesure d’audience. Le site pourra par exemple utiliser cette information pour adapter sa stratégie sur internet afin d’attirer plus de visiteurs. Les données peuvent aussi servir à alimenter des algorithmes de recommandations. Sur des plateformes de films ou de musique en ligne, il peut être intéressant de recevoir des recommandations selons nos goûts. La plupart des réseaux sociaux utilisent également des algoritmes de recommandations alimentés par des données personnelles, ainsi que beaucoup de sites de e-commerce.

Les données personnelles sont également utilisée pour la publicité. Les sites qui vendent de la publicité peuvent gagner beaucoup plus d’argent avec des campagnes ciblées. Une entreprise qui vend des jeux vidéos aura tendance à vouloir afficher ses publicités devant un public qui joue régulièrement aux jeux vidéos, et sera prête à payer plus cher pour ça.

Les données personnelles peuvent également être utilisées pour alimenter les intelligences artificielles. Les assistants vocaux de Google, Apple, Amazon ou Microsoft sont les exemples les plus connus. En enregistrant nos échantillons de voix, ces programmes peuvent apprendre à reconnaître plus facilement ce que les utilisateurs leurs demandent. Ainsi, plus le programme disposera d’une grande base de données, plus il pourra être efficace.

La liste n’est pas exhaustive, chaque personne peut avoir une utilisation différente de ces données.

Quel est le problème ?

La collecte des données personnelles peut poser plusieurs problèmes.

  • L’utilisateur est-il consentant ? Selon la loi, l’utilisateur du site internet ou de l’application d’une entreprise doit toujours être informé du traitement de ses données personnelles, lesquelles sont collectées, et dans quel but. Il doit aussi pouvoir accéder à ses données personnelles, demander à les modifier ou à les supprimer.
  • Les données sont elles stockées en sécurité ? En cas d’attaque informatique, des données peuvent se retrouver dans la nature ou être revendues par des personnes malveillantes. Ces données peuvent ensuite être utilisée pour tenter d’arnaquer des gens. Une adresse email peut être utilisée pour envoyer du spam, un numéro de téléphone peut servir à envoyer des sms ou des appels non sollicités. 
  • Les données sont-elles réellement utilisées comme l’entreprise me l’a promis ? L’utilisateur est supposé être informé du traitement de ses données, mais il est rarement informé de tout ce que l’entreprise peut en faire. Les données sont souvent collectées au nom de conditions vagues telles que « l’amélioration de notre service ».

Comment se protéger ?

Chaque internaute aura une stratégie différente. Certains utiliseront des bloqueurs de publicité, d’autres préfèreront entrer de fausses informations, certains utilisateurs choisiront de boycotter tous les services qui exploitent leurs données personnelles.

La première des choses à faire est probablement de se renseigner pour vous faire votre propre avis. Vous pourrez ensuite trouver sur internet des stratégies pour protéger votre vie privée, et pourquoi pas choisir de supprimer vos comptes sur les sites internet que vous ne souhaitez plus utiliser

Socialmedia

Comment améliorer sa réflexion sur les réseaux sociaux

Au delà de tous leurs aspects négatifs, les réseaux sociaux sont également des outils qui peuvent nous aider à nous améliorer nous-mêmes. Comment tirer profit de ces nouveaux outils dans notre vie de tous les jours ?

Confrontez les avis et les opinions

Lorsque vous songez à mettre au point un projet, il peut-être utile de soumettre cette idée aux réseaux sociaux pour obtenir un retour critique. Les réseaux sociaux ont souvent une fonctionnalité « Sondage » permettant aux utilisateurs de poser des questions à d’autres utilisateurs. Dans d’autres cas, certains utilisateurs souhaitant se faire une idée plus précise des avis des gens utilisent l’outil Google Forms. Ces outils ne sont pas parfaits mais ils peuvent déjà vous permettre d’avoir une première vision de ce que pensent les gens autour de vous.

Appréhender la critique et apprendre à débattre

Les réactions sur les réseaux sociaux peuvent au premier abord être violentes. Cependant, avec le temps, vous arriverez à reconnaître les critiques constructives des attaques gratuites, et vous pourrez réussir à construire un cercle d’amis et de connaissances avec lesquelles il est agréable de discuter. Pour cette raison, nous vous recommandons dans la mesure du possible pour pouvoir discuter dans des conditions sereines de ne pas laisser tous vos posts en « public » mais de restreindre leur publication à vos « followers » sur Twitter ou « Amis » sur Facebook. Pouvoir contrôler le cercle de connaissances autour de vous vous permettra de gagner en confiance, et d’affiner votre réflexion et vos échanges. Ne vous acharnez pas à débattre dans des discussions interminables pour tenter d’avoir le dernier mot ou de convaincre des inconnus qui parfois ne cherchent qu’à vous troller ou vous provoquer.

Panneau indicatif "ne pas nourrir les trolls !"

Prendre du recul

Avec le temps passant, tous les internautes apprennent à améliorer leur usage d’internet. Nous avons tous été à nos premiers pas sur internet cet adolescent « kikoolol » qui répondait avec des smileys moches, ou ce papi râleur qui écrit en majuscule sur les sites d’information pour exprimer son mécontentement. Tous les internautes évoluent et apprennent en permanence, de même que les technologies continuent d’évoluer et de proposer de nouvelles fonctionnalités.

Les réseaux sociaux peuvent être de formidables outils lorsqu’ils sont bien maîtrisés. C’est pourquoi nous croyons chez Qwice au potentiel de ces technologies et que nous cherchons à reconstruire un nouveau type de réseau social centré tout d’abord sur leurs qualités et leurs avantages.

Illustration d'informations circulant de pays en pays sur une carte du monde

Guerre de l’information : peut-on se défendre ?

Internet est aujourd’hui utilisé comme une arme d’influence par beaucoup pays. Chine, Qatar, Russie, tous ont à leur disposition leurs médias et leur communicants et tentent d’influencer l’opinion publique étrangère en leur faveur. Comment analyser ce phénomène ? Peut-on s’en protéger ?

Le rôle d'internet

Si internet a joué un rôle clé dans l’influence du soft power des pays étrangers, il n’en est évidemment pas la cause. Des tentatives d’influence ont toujours existé, par la diffusion de livres, de journaux, ou encore par le cinéma ou la musique. On parlait souvent de propagande, au sein de laquelle l’intention politique de l’auteur était plus ou moins clairement affichée. Comme on a pu le voir lors de la seconde guerre mondiale et la guerre froide, les journaux de l’URSS ou les films américains ont par exemple affiné leurs techniques d’influence et de propagande. Actuellement, internet est surtout utilisé en ce sens car c’est l’endroit où la diffusion de l’information est la plus rapide et où son contrôle est le plus difficile

Entre l'objectivité et la post-vérité

Une information peut-elle être neutre politiquement ? Peut-être. Cependant, il y a un large consensus sur le fait que mettre en avant certaines informations plutôt que d’autres peut permettre d’influencer l’opinion. C’est pourquoi la loi française différencie sur internet le statut d’hébergeur et le statut d’éditeur.

Un hébergeur sur internet n’a pas le droit de mettre en avant certaines données plutôt que d’autres. Il doit être neutre. (exemples : OVH, Dropbox, WeTransfer, et tous les services de stockage en ligne)

Dès qu’un service sur internet met en avant certains contenus plutôt que d’autres, même s’il héberge des contenus, il n’est juridiquement pas considéré comme un hébergeur mais comme un éditeur. Sa responsabilité juridique peut alors être engagée sur sa ligne éditoriale  (exemples : YouTube, Facebook, Twitter, Spotify, Deezer, AlloCiné, JeuxVideo.com, Madmoizelle…).

Cette différence est d’ailleurs au cœur de beaucoup de polémiques concernant les algorithmes opaques des grandes plateformes utilisés pour mettre en avant certains contenus plutôt que d’autres.

Il sera donc difficile de demander à un média d’être totalement objectif. Si nous prenons par exemple le journal télévisé du soir, il n’aura pas le temps de traiter tous les sujets. La rédaction devra donc faire un choix entre les sujets qu’elle pourra traiter et celles qu’elle ne peut pas traiter. Ce choix est obligatoirement arbitraire, et sera fait en fonction de critères subjectifs. Que ce soit pour un journal télévisé ou pour un site d’information.

Pour prendre un exemple français, il est souvent reproché aux médias français de ne pas assez parler du cas de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks. Certains internautes estiment que ce sujet est d’une importance primordiale et devrait être mis beaucoup plus en avant. C’est dans cette faille que les puissances étrangères vont se glisser. Vous verrez par exemple beaucoup de sujets sur Julian Assange sur la chaîne de télévision Russia Today qui en profitera pour conquérir un nouveau public.

Cependant, la subjectivité ne doit pas conduire à un rejet des analyses au profit des seuls faits. Un des devoirs fondamentaux des journalistes est de respecter le contradictoire. Ainsi, un journaliste, s’il peut mettre en avant un point de vue plutôt qu’un autre dans un article, est quand même tenu autant que possible de donner la parole à tous les points de vues différents. Notons que certaines personnes refusent parfois d’exprimer leur point de vue et que la contradiction pourra parfois se résumer à : « Contacté, monsieur X n’a pas souhaité répondre à nos questions ».

L'abus de la subjectivité conduit à la désinformation

Il s’agit probablement d’un des enseignements majeurs du mandat de Donald Trump à la tête des USA, de la chaîne d’information Fox News, aux théories du complot QAnon. Se cachant derrière la subjectivité, certaines personnes malhonnêtes en profiteront pour piétiner la contradiction. On retrouvera cette astuce de masquer la contradiction de manière plus ou moins subtile dans les médias dont l’objectif n’est pas d’éclairer le lecteur mais de le perdre dans des conjectures.

Comment se défendre ?

  • Concentrons nous sur les faits. L’analyse politique des journalistes a de l’importance mais elle doit pas s’écarter des faits, ni les déformer voire les occulter. Si vous constatez que l’article s’éloigne des faits, posez vous les bonnes questions : L’article que je lis est-il en train d’essayer de m’influencer ? Est-il financé par un pays ? Un parti politique ? Une entreprise ? Ou au contraire le journaliste essaie-t-il de se rapprocher de l’objectivité ? A-t-il pour objectif premier de m’apporter une information factuelle pour que je puisse me construire ma propre opinion ?
  • Valorisons le journalisme d’investigation plutôt que le journalisme de lobbyisme ou de facilité qui consiste souvent à relayer des informations sans en avoir vérifié la réalité, la source et la provenance.
  • Vérifions et croisons les sources. Une information parue dans un média financé par un pays étranger n’est pas forcément fausse, une information parue dans un média français n’est pas forcément vraie. Apprenons à faire nos recherches et à vérifier la qualité de nos informations.

Il est important pour se défendre de confronter les faits, les analyses, les opinions, et de les faire évaluer tant par des spécialistes que par la société civile. Le réseau social d’opinion Qwice est conçu dans cette optique. Cliquez ici pour plus d’informations.

Chateau de cartes noires à un étage

La haine en ligne évolue mais ne baisse pas

L’ONG Respect Zone a sorti récemment une nouvelle étude sur la haine en ligne en partenariat avec l’entreprise Netino by webhelp. L’étude n’observe ni augrmentation ni diminution des discours haineux sur internet. En revanche, elle montre une évolution des sujets sur lesquels les discours se portent.

L’étude a été menée sur 67 751 commentaires Facebook de médias clients de Netino by Webhelp, après la modération automatique de Facebook qui prétend modérer préventivement 97% des commentaires haineux avant le signalement d’un utilisateur.

Les agressions entre internautes

Selon cette étude les agressions entre internautes représentent la majorité des contenus haineux. En 2020 une nouvelle catégorie de contenu haineux a vu le jour : les insultes et attaques entre les internautes liées à la pandémie de Covid-19. Les internautes s’attaquaient et se dénonçaient entre eux pour des comportements jugés « inciviques ». Cette forme de haine a atteint un pic en Mars représentant 6,78% des commentaires haineux analysés, avant de redescendre progressivement tout au long de l’année. Il s’agit de la période pendant laquelle la France a connu son premier confinement lié au Covid-19.

La baisse des attaques contre les politiques

Les politiques ont moins été la cible des discours de haine pendant l’année 2020. On remarque étrangement que les courbes évoluent en miroir : moins les politiques sont attaqués, plus les internautes s’attaquent entre eux, à une personne « autre », « différente ». C’est une des conclusions qu’on peut tirer de cette étude et qui revient sur tous les graphiques à différentes échelles sur des sujets variés : la haine ne disparaît pas, ne diminue pas, mais se déplace.

Moins de haine contre les terroristes, plus contre les croyants

La critique qui s’exprimait contre les terroristes et les criminels dans les années précédentes diminue. En revanche, les musulmans et les juifs sont davantage la cible d’attaques qu’auparavant. Il semble y avoir ici également un glissement de la haine d’un sujet vers un autre qui pourrait être interprété comme un amalgame de la part des internautes.

Baisse de l'homophobie, hausse de la transphobie

La part de l’homophobie dans les discours de haine a diminué au cours de l’année 2020 pour atteindre 0% de l’échantillon des commentaires analysé par l’étude du mois de juillet au mois de décembre 2020. Cependant la courbe de la baisse des discours homophobes fait ressortir en miroir la hausse des attaques contre les personnes transsexuelles. Corrélation ou causalité ? Difficile encore une fois d’apporter des conclusions formelles, mais une tendance semble se dessiner.

L’étude remarque également des attaques régulières contre les personnes rousses et les personnes obèses.

Cette étude est à prendre avec des pincettes car elle ne permet pas de tirer de grandes conclusion. En revanche le tri des données et le travail effectué pour classer ces 67 751 commentaires haineux dessine des tendances qui mériteraient que l’on s’y attarde un peu plus. Nous vous invitons à lire l’étude sur le site de Netino, et espérons que d’autres études viendront confirmer ou infirmer ces résultats. Plus nous aurons de travaux et de données sur ce sujet, plus nous pourrons collectivement lutter efficacement contre la propagation des discours haineux.

Jeune femme passant un appel vidéo depuis son ordinateur portable

Brave Talk : la visioconférence dans le navigateur

Le navigateur web Brave a annoncé l’arrivée d’un nouveau service de visioconférence gratuit et directement intégré à son navigateur. Comment est-ce possible ? Peut-on faire confiance à cet outil ?

L'annonce du service

La nouvelle a été publiée sur un billet de blog par la société qui développe le navigateur Brave. Le navigateur Brave est un navigateur relativement récent lancé en 2016 par Brendan Eich, ancien PDG de la Mozilla Corporation. Ce navigateur est notemment connu pour son système de bloqueur de publicités intégré, ainsi que par son système de publicité maison qui rémunère l’internaute pour visionner de la publicité non ciblée. L’internaute gagne alors une cryptomonnaie nommée BAT (Basic Attention Token) qu’il peut redistribuer aux créateurs de contenus web inscrits sur Brave.

Brave Talk sera donc un service de visioconférence gratuit, Open Source et respectueux de votre vie privée. L’application sera disponible en un clic depuis votre navigateur, ou depuis l’adresse https://talk.brave.com/

Comment est-ce possible ?

Construire un service de visioconférence ça coûte de l’argent pour payer le matériel et les développeurs. Certaines personnes seront sceptiques sur la possibilité de fournir un outil gratuit, open source et respectueux de la vie privée. Car comme le rappelle souvent le proverbe sur internet, « Si c’est gratuit, c’est toi le produit ».

Ici Brave s’appuie simplement sur une technologie déjà existante : le logiciel de visioconférence Jitsi. Il s’agit d’un logiciel plus ancien dont la première version date de 2003, et qui est régulièrement utilisé par beaucoup d’entreprises ou d’associations. Vous avez par exemple déjà utilisé Jitsi si vous avez utilisé le service Framatalk qui était proposé par l’association Framasoft ou par une des autres associations membre du collectif des CHATONS.

Et c'est vraiment gratuit ?

Pas tout à fait. Brave a quand même pensé à commercialiser une version premium de Brave Talk. La version gratuite de Brave Talk ne propose que des appels entre deux personnes. La version payante à 7 dollars par mois vous permet d’accéder à des appels à trois personnes ou plus, d’enregistrer vos appels, et d’activer des fonctionnalités telles que pouvoir « muter » des intervenants, ou protéger vos conversations par mot de passe. La version gratuite de Brave Talk est donc surtout un produit d’appel pour vous inciter à prendre la version payante.

Brave Talk sera peut-être un service intéressant à l’avenir. Nous vous invitons à le tester, et à le comparer avec les outils Jitsi proposés par les CHATONS avec un modèle économique basé sur le bénévolat et les dons. Si vous souhaitez utiliser Jitsi pour votre entreprise, la meilleure chose à faire est peut-être d’installer votre propre serveur Jitsi.

Pourvu que oui. Plusieurs solutions sont envisageables à plusieurs niveaux. Le choix de Qwice est de créer un réseau social conçu nativement pour lutter contre ce genres de dérives. La justice avance lentement mais sûrement, de nouvelles lois sont crées régulièrement, des associations apparaissent et s’organisent.
N’oublions pas que le web n’a que 31 ans, et que l’apparition des grands réseaux sociaux tels que Facebook et YouTube ne remonte qu’à moins de vingt ans.  Cela paraît long en temps sur internet, mais à l’échelle de l’histoire tout ça est encore très récent. Essayez d’imaginer à quoi ressembleront les réseaux sociaux dans cinquante ans… Rien n’est encore joué.

Fake News

Comment signaler une fake news ?

Les fake news sont de plus en plus répendues sur la toile. Comment réagir devant une fausse information pour empêcher sa propagation ? Quels sont les bons réflexes à adopter ? Faisons le tour des bonnes pratiques.

Règle numéro 1 : Ne pas donner de visibilité

Si une information vous paraît suspecte, le premier bon réflexe est de ne pas la diffuser. Ne pas la partager à vos amis, ne pas la commenter, ne pas la liker ou y réagir.

Les fakes news profitent des algoritmes sur les réseaux sociaux. Si vous commentez ou likez une fake news, l’algorithme du réseau social va comprendre que cette information vous intéresse, et va donc vous la mettre en avant à vous ainsi qu’à vos amis.

Signaler une fake news

Tous les réseaux sociaux aujourd’hui disposent d’un système de signalement interne. Les symboles les plus utilisés pour y accéder sont souvent un menu à trois points, un panneau « attention » triangulaire ⚠️ ou un drapeau. 🚩 

Voici quelques exemples : 

Signalement sur Facebook

Signaler un contenu sur facebook en cliquant sur les trois points en haut à droite

Signalement sur Twitter

Cliquer sur les trois points en haut à droite d'un tweet pour le signaler

Signalement sur Instagram

Cliquer ensuite sur le bouton rouge "Signaler" en haut du menu sur Instagram

Demander un fact-checking à des journalistes

Certains journaux mettent à votre disposition des services de fact-checking.

C’est le cas par exemple de Check News de Libération.

Posez votre question aux journalistes qui publieront peut-être un article s’ils estiment que l’information est importante.

Dans le doute, la meilleure réaction face à une fausse information est de ne pas y réagir et de ne pas la partager. Vous pouvez ensuite essayer de la signaler au réseau social concerné.

3018 : le numéro contre le cyberharcèlement

Un harcèlement contre les personnes nées en 2010

Plusieurs articles de presse rapportent que des élèves nés en 2010 seraient victimes d’une campagne de harcèlement. D’où est né ce phénomène et peut-on l’expliquer ?

Les origines probables

La plupart des articles de presse comme celui de France Info parlent d’un mouvement né sur le jeu vidéo Fortnite. Cette tendance se serait ensuite développée sur le réseau social TikTok.

Une chanson serait également beaucoup la cible de ces critiques, Pop-It Mania, une chanson qui parle du jeu à la mode parmi cette génération et qui revendique être « les queens de 2010 ».

Les réactions

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de professionnels de l’éduction rappellent les numéros à contacter : 

  • 3020 face au harcèlement
  • 3018 face au cyberharcèlement

Le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer a lui aussi relayé ses numéros lors d’un tweet de soutien avec le hashtag #BienvenueAux2010.

D’autres internautes et sites d’actualités recommandent d’activer des logiciels de protection familiale, tout en reconnaissant que cette protection n’est pas parfaite et ne peut pas être suffisante pour résoudre le problème.

Que faire ?

Face au harcèlement, ne restez pas seul. Les parents sont invités à parler de ce problème avec leurs enfants. Les enseignants sont appelés à renforcer leur vigilance pour essayer de détecter des signes inhabituels chez les élèves. Dans tous les cas, la communication, le dialogue, sont les pistes à privilégier dans un premier temps pour tenter de résoudre les problèmes.

L’association e-enfance met à disposition sur son site un kit de communication pour la prévention du cyberharcèlement et pour le numéro de téléphone 3018 contenant des bannières pour  le web, ainsi que des vidéos à diffuser et réutiliser.

Visuel bleu de la campagne pour le 3018
Visuel avec emojis pour la campagne 3018
Gamer de dos devant son ordinateur de bureau

Twitch attaque des harceleurs en justice

Il s’agit peut-être d’une première dans le domaine : Twitch a décidé de porter plainte contre des utilisateurs de sa plateforme qui auraient organisé des raids de cyberharcèlement.

Les personnes visées

La plainte portée par la société Twitch Interactive est accessible en ligne. Nous pouvons y voir que la société américaine basée à San Francisco poursuit deux internautes connus sous les pseudonymes de « CruzzControl » et « CreatineOverdose », tous deux européens, respectivement hollandais et autrichien. Une bonne occasion de rappeler que se situer dans un pays éloigné n’est pas une protection qui permet d’échapper à la justice.

Les deux internautes sont accusés d’avoir envoyé  à l’aide de bots de nombreux messages contenants des propos racistes, sexistes et homophobe, ainsi que des liens vers des vidéos choquantes.

Ces utilisateurs auraient créé de nombreux comptes à l’avance pour pouvoir organiser ces attaques, afin de contourner le système de modération de Twitch. Cette technique leur a permis d’envoyer plusieurs dizaines de messages par minute.

Logo Twitch sur une tache de peinture

Quelles conséquences ?

Cette affaire pourrait créer un précédent et inciter d’autres plateformes à poursuivre en justice les utilisateurs aux comportements manifestement illicite. Porter plainte dans une affaire de harcèlement en ligne n’est pas une chose facile et de nombreuses victimes aimeraient avoir le soutien des plateformes pendant leurs démarches.
En France, le gouvernement avait tenté de responsabiliser les plateformes en ligne avec la Loi Avia qui a été en grande partie retravaillée par le conseil constitutionnel.
La régulation sur ce sujet n’est pas encore très claire. Les plateformes, les harceleurs et leurs victimes évoluent encore malheureusement dans un cadre juridique peu adapté et dont les contours sont flous.

Les plateformes privées se substitueront-elles à la justice ? Les états trouveront ils un moyen de faire respecter leurs lois sur internet ? Comment traiter des milliers d’infractions, de délits et de crimes qui se passent tous les jours sur internet ? Faut-il modifier les règlementations des plateformes ?

Comment faire d’internet un espace plus sécurisé tout en respectant la liberté d’expression ?

Voici des questions qui concernent beaucoup de monde actuellement, et sur lesquelles nous travaillons activement.

Photo d'une paire de lunettes de soleil

Poster sur Facebook avec des lunettes

Facebook et Rayban annoncent la commercialisation de leur nouvelle paire de lunette connectée. Après l’échec des Google Glasses, le public sera-t-il séduit par la proposition de Facebook ? Revenons sur le marché des lunettes connectées.

La proposition de Facebook

La paire de lunettes connectées de Facebook a été produite en partenariat avec Rayban.
Pour un prix de 299 dollars, cette paire de lunettes vous permettra de :

  • Prendre des photos et des vidéos pour les partager sur Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger,  Twitter, TikTok ou Snapchat.
  • Écouter de la musique avec des hauts parleurs intégrés aux lunettes
  • Passer des appels téléphoniques avec trois micros également intégrés.

L'ombre de l'échec des Google Glasses

Google a été la première entreprise à tenter de commercialiser des lunettes connectées pour le grand public en 2014. Cette tentative a été un échec cuisant. En partie à cause des démissions au sein de Google, et peut-être aussi du prix du produit : 1500 dollars pour cette paire de lunettes.

Google Glass a décidé de revenir sur le marché en 2019 avec un deuxième modèle de paires de lunettes, mais cette fois seulement destinée aux professionnels.

Depuis très peu d’entreprises se sont risquées à commercialiser ces produits, et celles qui s’y sont risquées telles que Sony ont connu des échecs encore plus grands. 

Et le respect de la vie privée ?

Les polémiques autour des lunettes connectées sont nombreuses. Il est facile d’imaginer des violations de la vie privée, comme des personnes utilisant ces paires de lunettes pour filmer des personnes à leur insu.

Mais si en 2015 les consommateurs se sont massivement opposés au principe des lunettes connectées, qu’en sera-t-il cette fois-ci ? Le prix nettement plus bas du produit de Facebook convaincra-t-il les consommateurs ? Seront-nous tous équipés d’une paire de lunettes connectées dans le futur ? N’hésitez pas à nous partager vos retours dans les commentaires.

Photomontage d'un cordon de police essayant de bloquer le passage à la statue du penseur de Rodin

Dramas et polémiques sur les réseaux sociaux

Vous en avez probablement tous entendu parler au moins une fois. Des affaires parfois banales peuvent se transformer sur les réseaux sociaux en un déchaînement d’insultes et un lynchage  disproportionné. Quelles sont les dynamiques à l’œuvre dans ces mouvements de foules numériques ? Essayons d’y voir un peu plus clair.

L'usage des réseaux sociaux comme une arme

Certaines personnes choisissent délibérément d’organiser ces polémiques par vengeance, par besoin de reconnaissance ou dans un intérêt économique. Ces personnes connaissent souvent les mécanismes des réseaux sociaux : l’utilisation des hashtags, l’optimisation des algorithmes… En suivant des conseils dédiés pour optimiser la visibilité d’un contenu, des techniques plutôt utilisées dans le marketing d’influence à la base, des utilisateurs expérimentés des réseaux sociaux peuvent planifier et organiser des attaques contre des personnes ou des entreprises. Connaître les heures auxquelles les utilisateurs des réseaux sociaux sont les plus actifs, diffuser le message sur un maximum de réseaux sociaux en même temps, utiliser le même hashtag de manière coordonnée…  Lorsqu’on leur demande la raison pour lesquelles ces personnes ont choisi cette méthode pour se faire entendre, la réponse est souvent la même : les tribunaux seraient selon eux une méthode inefficace pour faire valoir leurs droits, et si la cause à défendre est juste, alors tous les coups sont permis.

Un tribunal populaire ?

Une justification avancée est également que les gens ont le droit de se faire leur propre avis. Dans cette logique, la personne attaquée n’aurait qu’à répondre avec les mêmes armes que ses attaquants, et une justice invisible naîtrait du bon sens des utilisateurs qui sauraient distinguer la part des choses. Cette vision est pour le moins naïve, au pire très malhonnête. Il est évident que devant une attaque soigneusement préparée et coordonnée par plusieurs individus, il est impossible de répondre avec autant de précision et d’impact, même pour le meilleur des communicants de crise. Le jugement de la foule est donc biaisé dès le début avec un avantage pour la personne qui attaque en premier, une énorme partie du public n’allant probablement même pas écouter les arguments contradictoires, pas tellement par bêtise, mais plutôt par l’envie de ne pas s’impliquer dans cette affaire, et par l’apparente crédibilité des attaques coordonnées par les utilisateurs. On retrouvera souvent dans l’attaque la technique du mille-feuille argumentatif, qui consiste à ajouter plein de mauvais arguments les uns sur les autres dans l’objectif de donner une illusion de cohérence et de faisceau de culpabilité.

Attaquer en premier de manière planifiée, c’est une manière sûre de mettre l’opinion de son côté.

Les risques juridiques de telles attaques

Ces attaques sont interdites en France, et la loi prévoit plusieurs dispositions contre les personnes qui  seraient tentées de vouloir utiliser ces pratiques. Ce n’est pas parce qu’une cause est juste à défendre que la loi vous autorise à faire n’importe quoi. Tout le monde pense faire le bien, et l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Voici plusieurs textes pouvant être utilisés contre les personnes utilisant ce genre de méthodes :

Le fait de harceler autrui par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.

L’infraction est également constituée :

a) Lorsque ces propos ou comportements sont imposés à une même victime par plusieurs personnes, de manière concertée ou à l’instigation de l’une d’elles, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ;

b) Lorsque ces propos ou comportements sont imposés à une même victime, successivement, par plusieurs personnes qui, même en l’absence de concertation, savent que ces propos ou comportements caractérisent une répétition.

La diffamation commise envers les particuliers par l’un des moyens énoncés en l’article 23 sera punie d’une amende de 12 000 euros.

En cas de condamnation […], le tribunal pourra en outre ordonner l’affichage ou la diffusion de la décision prononcée dans les conditions prévues par l’article 131-35 du code pénal ;

L’injure commise de la même manière envers les particuliers, lorsqu’elle n’aura pas été précédée de provocations, sera punie d’une amende de 12 000 euros.

Photographie d'une statue représentant la justice

Cela cessera-t-il un jour ?

Pourvu que oui. Plusieurs solutions sont envisageables à plusieurs niveaux. Le choix de Qwice est de créer un réseau social conçu nativement pour lutter contre ce genres de dérives. La justice avance lentement mais sûrement, de nouvelles lois sont crées régulièrement, des associations apparaissent et s’organisent.
N’oublions pas que le web n’a que 31 ans, et que l’apparition des grands réseaux sociaux tels que Facebook et YouTube ne remonte qu’à moins de vingt ans.  Cela paraît long en temps sur internet, mais à l’échelle de l’histoire tout ça est encore très récent. Essayez d’imaginer à quoi ressembleront les réseaux sociaux dans cinquante ans… Rien n’est encore joué.

Illustration de la mascotte de Reddit portant un masque contre le covid

Reddit contre une modération restrictive sur le Covid-19

Alors que Facebook et YouTube affichent clairement leur volonté de lutter fermement contre la diffusion de fausses informations, le réseau social américain Reddit a publiquement annoncé vouloir faire un choix inverse.

C’est dans un communiqué inattendu que le PDG de Reddit a annoncé refuser de censurer davantage les débats concernant le Covid19. Selon-lui, la modération actuelle lui semble suffisante. De plus, l’état des connaissances scientifiques étant en perpetuelle évolution, Steve Huffman préfère laisser la liberté d’expression à ses utilisateurs qui est selon lui la base saine pour qu’une démocratie fonctionne.

« La dissidence fait partie de Reddit » – Steve Huffman, 25 août 2021

Le patron de Reddit répondait à une fronde des utilisateurs de son propre réseau social. Une communauté pro-vaccin rassemblée sous le nom de /r/vaxxhappened a lancé un mouvement de protestation contre le réseau social qui serait selon eux trop permissif, et pas assez sévère sur la lutte contre les fakes news.

Ce positionnement de Reddit a l’inverse de ses concurrents peut surprendre. Cependant il faut aussi rappeler que les politiques de tolérance zéro pratiquées par YouTube ou Facebook entrainent de nombreux dommages collatéraux. Plusieurs créateurs sur YouTube se sont plaint d’une modération excessive qui pouvait supprimer des posts à la simple évocation du mot « coronavirus ».

Du côté de Facebook, la volonté affichée de lutter fermement contre la désinformation semble avoir récemment démentie par la publication de résultats expliquant que les conctenus les plus partagés sur Facebook était justement les contenus de désinformation sur le Covid-19. D’après le journal La Dépêche, Facebook n’aurait supprimé que 3000 comptes liés à la circulation de fausses information. Le géant des réseaux sociaux semble désormais faire machine arrière en expliquant ne pas vouloir trop censurer ses utilisateurs.

Quel est le degré de modération idéal ? Une question difficile qui risque d’occuper tous les réseaux sociaux pendant de longues années encore, avec l’apparition régulière de nouvelles technologies et de nouvelle problématiques.

Un homme en sweat à capuche noir tape sur deux ordinateurs. Son visage est caché par la capuche.

Le « doxing » explicitement interdit par la loi française

Le doxing (ou doxx, doxxing) est une pratique consistant à révéler les informations personnelles d’un utilisateur dans l’objectif de lui nuire. Ces informations personnelles peuvent par exemple être le nom, le prénom, le numéro de téléphone ou l’adresse physique de la victime.

Cette pratique, bien que déjà illégale auparavant, a été précisée et inscrite dans un nouveau texte de loi suite à l’assassinat de Samuel Paty comme le rapporte le média Numerama.

Le texte est compris dans la loi confortant le respect des principes de la république (anciennement connue dans les médias sous le nom de loi contre le séparatisme.

L’article 36 de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République stipule :

Après l’article 223-1 du code pénal, il est inséré un article 223-1-1 ainsi rédigé :

« Art. 223-1-1. – Le fait de révéler, de diffuser ou de transmettre, par quelque moyen que ce soit, des informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser aux fins de l’exposer ou d’exposer les membres de sa famille à un risque direct d’atteinte à la personne ou aux biens que l’auteur ne pouvait ignorer est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

« Lorsque les faits sont commis au préjudice d’une personne dépositaire de l’autorité publique, chargée d’une mission de service public ou titulaire d’un mandat électif public ou d’un journaliste, au sens du deuxième alinéa de l’article 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende.

« Lorsque les faits sont commis au préjudice d’une personne mineure, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende.

« Lorsque les faits sont commis au préjudice d’une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende.
« Lorsque les faits sont commis par voie de presse écrite ou audiovisuelle ou de communication au public en ligne, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. »

Précision importante : le fait de publier l’identité d’une personne en ligne n’est pas suffisant pour caractériser une infraction. La victime doit pouvoir prouver que ses informations personnelles ont été révélées dans l’objectif de lui nuire.

un homme devant un ordinateur avec une ampoule à la place de la tête, la lune en arrière plan

Des brevets de propriété intellectuelle générés par IA

Aujourd’hui je vous propose de vous arrêter un petit moment sur un article publié par Le Journal d’Afrique, relayé sur twitter par Calimaq. Nous y apprenons que le 28 juillet 2021 en Afrique du Sud, la première Intelligence Artificielle est devenue propriétaire d’un brevet de propriété intellectuelle.

Cette nouvelle information plonge le reste du monde dans l’interrogation et l’inconnu. En France, déposer un brevet de propriété intellectuelle sur une invention vous donne un monopole pour une durée de 20 ans maximum.

Problème : que se passerait-il avec une intelligence artificielle qui serait capable de générer et de déposer des brevets de propriété intellectuelle à l’infini ?

deux hommes au téléphone marchant sur le symbole de l'infini

Devant cette décision de l’Afrique du Sud, que doivent faire les autres pays ? Refuser de reconnaître ce principe, ou alors l’accepter et entrer dans une guerre de propriété intellectuelle générée par intelligence artificielle ? Le débat anime actuellement plusieurs scientifiques et juristes dans le monde entier.

Rassurons-nous, pour l’instant, l’IA du nom de DABUS n’a pour l’instant comme mission que de réaliser des récipients alimentaires contenant mieux la chaleur. L’entreprise derrière DABUS a également généré d’autres intelligences artificielles dans des domaines aussi exotiques que les partitions musicales ou les brosses à dents.

Un enfer administratif et judiciaire est à venir. L’office européen des brevets (EPO) doit rendre sa décision le 21 décembre 2021.

Pétrolette

Pétrolette : logiciel libre de veille par flux RSS

Pétrolette est un nouveau logiciel libre vous permettant de suivre l’actualité de vos sites internet préférés par le biais du Flux RSS. Principalement développé par yPhil, ce logiciel peut vous permettre de vous informer simplement et gratuitement de manière beaucoup plus rapide et efficace que les réseaux sociaux. Ce logiciel se place dans le même secteur que Netvibes ou Feedly mais avec une particularité très avantageuse : son code étant en logiciel libre, il n’y a pas de fonctionnalité payante. L’intégralité du logiciel est accessible gratuitement. Le financement du logiciel est assuré par des dons.

Logo des flux rss

Une deuxième fonctionnalité de Pétrolette devrait également vous plaire. Vous n’avez pas besoin de créer un compte. Tout est stocké localement sur votre navigateur web. Si vous souhaitez sauvegarder votre tableau pour le transférer sur un autre navigateur ou une autre machine, il vous suffira de télécharger un tout petit fichier avec vos données, et de l’importer sur votre nouveau navigateur. Quelle meilleure garantie du respect de votre vie privée ?

Si vous souhaitez ajouter une chaîne YouTube à votre tableau de bord, je vous invite à essayer l’outil du Hollandais Volant pour retrouver le flux RSS d’une chaîne YouTube. Si certains sites n’affichent pas leurs flux RSS, vous pouvez également essayer de les retrouver ou de les générer à partir d’outils tels que morss.it ou createfeed.

Notez toutefois qu’avec Pétrolette, la fonctionnalité de recherche automatique de flux RSS permet de juste entrer l’adresse d’une chaîne youtube pour que Pétrolette en trouve le flux RSS 🙂 En ce qui concerne les sites qui n’ont pas de flux RSS, depuis quelque semaines on peut utiliser le service openrss.org.

Merci d’aider (https://liberapay.com/yPhil/ ou https://ko-fi.com/yphil, ou encore en en parlant autour de vous) 🌱🌴🍏 les projets du développeur de Pétrolette, tous libres !

Le flux RSS semble loin d’avoir dit son dernier mot. Face à la multiplication des réseaux sociaux, le flux RSS reste le meilleur outil pour centraliser une information décentralisée. Même Google songe à intégrer un lecteur de flux RSS dans sa future version de Chrome, tandis que d’autres navigateurs tels que Vivaldi le font déjà.

Nous vous invitons fortement à essayer ce logiciel et à en parler autour de vous. Si le projet vous plait, vous pouvez contribuer à son financement via Liberapay ou Ko-Fi. Tout notre soutien et longue vie à Pétrolette !

Application spotify en marche sur un smartphone

Spotify teste une nouvelle formule à 0,99€ par mois

Actuellement en phase de test, Spotify Plus est un abonnement à 0,99€ par mois qui offre quelques avantages par rapport à un compte gratuit. Cependant, cet abonnement ne retire pas la publicité.

Selon l’article de Numerama, l’objectif de cette formule serait d’inciter à l’achat les personnes qui ne seraient pas encore prêtes à payer le prix de l’offre standard à 9€99.

Il s’agit d’une tentative très intéressante sur un marché de plus en plus concurrentiel. Spotify est attaqué par beaucoup d’entreprises qui essayent de lui voler sa place de leader du streaming audio. Apple et son offre Apple Music d’un côté, largement optimisée pour les Ipones, Amazon Music d’un autre côté qui propose une offre gratuite et sans publicité pour les abonnés à Amazon Prime, ou encore YouTube Music qui a fusionné son offre musicale à celle de l’offre sans publicité de la plateforme de vidéo YouTube.

Faisons un petit comparatif des différentes offres : 

Gratuit

  • Publicité toutes les 30 minutes
  • Écoute en mode aléatoire uniquement
  • Possibilité de sauter certains morceaux un nombre limité de fois
  • Impossibilité de télécharger la musique pour l’écouter sans connexion internet

 

0,99€ / mois

  • Publicité toutes les 30 minutes
  • Possibilité d’écouter les morceaux dans l’ordre voulu
  • Impossibilité de télécharger la musique pour l’écouter sans connexion internet

9,99€/mois

  • Pas de publicité
  • Possibiliter d’écouter dans l’ordre voulu
  • Possibilité de télécharger les morceaux pour les écouter sans connexion internet

 

(ou 4€99/mois pour les étudiants)

Cette fonctionnalité est actuellement expérimentale est n’est ouverte qu’à un nombre restreint d’utilisateurs.

Spotify est toujours à la recherche de son modèle économique idéal. Crée en 2008, la société suédoise n’est toujours pas rentable. Bien que son chiffre d’affaire augmente chaque année, l’entreprise continue toujours à perdre plus d’argent qu’elle n’en gagne. 

Spotify réussira-t-il un jour à vivre de ses propres ailes ou se fera-t-il écraser pas la concurrence ? Nous sommes curieux de connaître la suite de leurs aventures.

sondage

Qwice – Retours sur étude de marché

Skema Conseil a réalisé pour Qwice une étude de marché sur un échantillon de 1100 participants.
Nous vous livrons ici quelques enseignements tirés de cette étude.

96% des sondés se disent préoccupés ou très préoccupés par les dérives des réseaux sociaux.

69,1%  des sondés trouvent difficile de débattre sur les réseaux sociaux
autour de sujets avec des points de vue différents.

D'après vous, quels sont les principaux points faibles des réseaux sociaux ?

Modération insuffisante
41.5%
Modération trop importante
3.8%
L'information est mal présentée
22.4%
Le fil d'actualité est incomplet / mal présenté
19.2%
Avoir une discussion constructive ou en profondeur est difficile
47.8%
L'interface n'est pas claire
0.7%
La protection et le contrôle de mes données m'inquiètent
55.4%
Les informations sont rarement fiables voire fausses, trop de désinformation
51.8%
Les opinions sont trop extrêmes et orientées
42.1%
Trop chronophage
32.7%
Harcèlement, haine en ligne
61.4%

Les résultats viennent confirmer notre intuition : il y a une demande et un besoin pour de nouvelles solutions de réseaux sociaux telles que Qwice. Les chiffres le montrent de manière éclatante.